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J’ai lu « La vie déjantée de Junes Davis, La vie qui tique « – Déborah Malka Cohen

…   Junes attend des faux jumeaux…  Accompagnée de son mari, Micka Davis, elle est prise en charge à l’hôpital Mont Sinaï situé au cœur de la « Big Apple ». Tous deux vivent à New York depuis quelques mois avec leur fils, Ethan…

À travers un récit plein de fantaisie et d’imagination écrit à la première personne, Déborah Malka Cohen nous projette d’emblée dans la vie exaltante de son héroïne.

L’emploi du « je » donne au personnage une « voix » qui permet d’établir une connivence avec le lecteur. Ainsi, Junes se prend à nous parler de ses soucis au jour le jour dans un style qui rappelle la série « Carrie Bradshaw «. Si la célèbre fashionista new-yorkaise s’assume sur le plan financier, Junes, quant à elle, est une mère de famille surmenée, dévouée à son mari et à ses enfants, qui veut mener de front toutes les tâches. Douée pour les relations sociales, mais parfois empêtrée dans une suite de quiproquos, la jeune femme manie l’humour et la dérision. À travers toutes les péripéties qui ponctuent son quotidien, elle nous prend à témoin en nous faisant partager ses émotions et sa vision sur la vie. Les événements qui se succèdent nous feront découvrir une Junes de plus en plus décidée, et à l’écoute de ses véritables désirs…

Déborah Malka Cohen nous renseigne sur les différences culturelles entre les États-Unis et la France qu’elle connaît bien, au fur et à mesure de la narration et elle nous plonge dans l’univers fantasque et rafraîchissant de Junes Davis.

Un roman feel-good vif et très drôle qui donne la pêche et qu’on ne peut lâcher avant la fin.

Je remercie Déborah Malka Cohen pour la lecture de son livre.

 

 


J’ai lu «Johnny a tué mon père» – Elsa Levy.

…  Le 5 décembre 2017, tandis que la France entière pleure Johnny Hallyday, Louise, une jeune femme lucide et désenchantée, sans complaisance envers elle-même comme envers les autres, apprend la mort soudaine de son père, Bernard Langlois. Alors que se déroulent les funérailles impressionnantes du célèbre chanteur, elle est confrontée à son propre malheur et à la disproportion de l’hommage national rendu au rocker. Dans un premier temps, la diffusion des obsèques de Johnny et les émissions sur sa vie qui passent en boucle sur les écrans agacent la jeune femme, puis, au fil des heures, elle finit par s’accrocher à ces images comme à une bouée…

Depuis toujours, Louise souffre de ne pas trouver sa place. Comme étrangère à elle-même, elle reste observatrice de sa propre existence. La mort brutale de son père en ce moment si particulier marquera un tournant dans sa vie…

Elsa Levy nous plonge rapidement dans le quotidien de son héroïne grâce à une écriture aussi drôle que cinglante, et malgré le caractère dramatique de la situation, elle réussit à asticoter nos zygomatiques. En mettant en parallèle, le décès du père et celui de Johnny, l’auteure redonne vie au personnage de Louise qui s’est enlisée dans ses habitudes. Les deux événements accolés donneront à la jeune femme un sentiment d’unité au monde.

Ce livre qui nous fait revivre la mort de Johnny est l’histoire d’une renaissance après un deuil, celle de Louise qui a choisi de vivre et de suivre ses aspirations jusque-là refoulées.

Elsa Levy nous livre un roman vif, plein de finesse avec une forme de dérision derrière laquelle se profile beaucoup de sensibilité.

Je remercie Simplement Pro et Elsa Levy pour la lecture de ce livre.

 

 


J’ai lu « Contes et Nouvelles de la Terre » de Patrick Vuargnoz-Dumont

Dans son recueil, Patrick Vuargnoz-Dumont nous livre plusieurs facettes de son univers en nous présentant des contes et des nouvelles inspirés qui contribuent à enrichir notre réflexion sur l’avenir de notre planète.

Il recourt aux images, aux métaphores et à un imaginaire dense pour aborder plusieurs thèmes d’actualité tels que l’environnement, la pollution ou plus éternels comme les petits travers des êtres humains, la peur, l’ambition, l’exclusion, la manipulation, le conditionnement…

Il explore plusieurs genres, science-fiction, post-apocalyptique, fantastique, policier, paranormal… pour traiter de sujets sensibles et nous faire rêver de voyages ou d’aventures épiques.

Pour mieux nous interpeller sur l’évolution de l’humanité et sur ce moment décisif de notre histoire, il nous raconte le périple extraordinaire de Shân, le voyageur-errant, dans un récit initiatique plein de poésie.

Je remercie Patrick et André pour la lecture de ce livre rempli de sensibilité et d’émerveillements rédigé dans une écriture vivante et imagée qui nous engage à prendre conscience de notre responsabilité en matière de préservation de l’environnement.

 

 


J’ai lu « L’odyssée du Cybérius « – Denis Ravel, La Compagnie Littéraire.

… 2450. Grâce à une technologie interstellaire avancée, un astronef, le Cybérius, parcourt l’espace à la recherche d’une planète qui permettrait de préserver l’espèce humaine. Des androïdes ultra perfectionnés pilotent ce vaisseau spatial qui transporte dix hommes et dix femmes en état d’hibernation. Ils ont quitté la Terre meurtrie par les guerres, les cataclysmes et les divisions politiques et religieuses…

Dans son roman de science-fiction post-apocalyptique, Denis Ravel dépeint les différents événements dramatiques qui menacent de conduire l’humanité vers un chaos probable. Il nous embarque pour un voyage exaltant à bord du Cybérius, un engin d’exploration cosmique très sophistiqué et aussi une sorte d’Arche de Noé futuriste qui symbolise la dernière chance de survie des êtres humains. L’intelligence artificielle représentée par les robots qui dirigent l’opération spatiale occupe une bonne place dans l’histoire.

À travers cette fiction, l’auteur égrène le récit de réflexions profondes. Il met en scène la fin d’un ancien monde et l’espoir d’un nouveau départ pour les hommes. Il mêle aussi dans son univers d’anticipation, mythologies et contes.

La mission assignée à ces aventuriers de l’espace sera dangereuse, mais aussi extraordinaire et porteuse d’espoirs.

Une histoire SF qui évolue dans un univers fouillé empreint de péripéties étranges et de poésie.

Je remercie Simplement Pro et Denis Ravel (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « N’oublie pas que tu t’appelles Ruth « – Déborah Malka Cohen.

… Margot de Buissière, jeune aristocrate parisienne dévorée d’ambition, est prête à tout pour réaliser son rêve : devenir styliste. Consciente qu’elle va se heurter à de nombreuses difficultés dans une société où les femmes doivent accepter et subir leur condition, elle décide de faire un mariage arrangé avec un riche héritier, le Duc Olivier Jaluzot…

Déborah Malka Cohen situe l’action de son roman à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, une époque où les droits des femmes s’effacent au profit de la famille. L’héroïne ne souhaitant pas se conformer à ce modèle idéal féminin, mettra tout en œuvre pour s’en affranchir. Dotée d’un caractère bien trempé et d’une détermination à toute épreuve, elle réussira à ouvrir son atelier de haute couture.

En toile de fond de l’intrigue, l’auteure décrit la montée de l’antisémitisme et l’application des premières lois françaises anti-juives sur l’ensemble du territoire français. Le destin de Margot semble tout tracé, mais dans cette atmosphère oppressante d’avant-guerre, les événements vont bousculer son quotidien. Plusieurs révélations la bouleverseront jusqu’au tréfonds de son être.

Dans son livre, Déborah Malka Cohen utilise la narration multiple qui permet une alternance des points de vue de chaque personnage. Elle tire le fil de l’histoire dans un contexte historique documenté.

Un livre à la fois grave et léger, nourri de péripéties inattendues et une écriture agréable et fluide.

Je remercie Déborah Malka Cohen pour la lecture de son roman.

 


J’ai lu « L’Hoplite « ou « L’épopée des Dix Mille » – Jean-Luc Marchand, La Compagnie Littéraire.

Illustration d’Hélène Marchand-Cury. Image de couverture Julie Pedron.

… 401 avant J.-C.

Sparte ou Lacédémone, ancienne ville grecque de Péloponnèse, est victorieuse de la guerre. Le jeune Sophénète appartient au corps de l’armée. Il vient d’achever sa formation. Il a acquis des valeurs militaires qui regroupent la discipline, l’esprit de corps, le courage, la loyauté et le respect des ordres et des traditions. Fort de cet enseignement et dévoué à la cause lacédémonienne, il espère, comme ses camarades à qui l’on a inculqué la glorification du sacrifice ultime, devenir un héros et reposer après sa mort aux champs Élyséens. Sa quête l’amène à rejoindre une armée en Kersonèse de Thrace avec une poignée d’autres jeunes spartiates…

Au cours de son périple,  Sophénète sera confronté aux violences des combats, à la mort de ses amis, aux pillages et aux privations dans un contexte trouble où le pouvoir est parfois contesté et les alliances secrètes deviennent des trahisons.

Il va entendre parler de philosophie, et s’étonner de ne pas avoir eu d’instruction dans ce domaine. Il s’interrogera sur toutes les croyances et rituels de son époque, et cherchera des explications rationnelles. De même, sa rencontre avec deux hommes qui lui parleront d’un dieu unique Yahvé et du prophète Zoroastre le laissera perplexe.

Jean-Luc Marchand narre le récit à la première personne créant ainsi une intimité avec son héros et un impact sur l’intensité des actions extrêmes. Il nous embarque dans un monde antique qui mêle histoire et mythologie. En même temps que le jeune spartiate, on est immergé dans des aventures épiques et on découvre avec lui de nouvelles contrées toujours plus vastes. En filigrane, le héros nous fait part de ses doutes, et peu à peu, il prend conscience de sa vanité à vouloir des honneurs, et ses désirs de gloire s’estompent. De son long périple, il apprendra à identifier ses envies, et reconnaître le sens de l’existence.

L’auteur dépeint avec finesse le caractère éphémère de la vie humaine, les conditions difficiles dans lesquelles évoluent ces mercenaires tributaires de leurs chefs et des circonstances ainsi que la rapidité des évènements dans une époque troublée.

Une fiction bien écrite et documentée qui prend pour toile de fond les événements illustres de  l’épopée historique des Dix-Mille.

Je remercie Simplement Pro et Jean-Luc Marchand (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de ce roman.

 

 


 

 

J’ai lu « Le Temple du Temps « – Déborah Malka Cohen

… Susy pense souvent à son grand-père, Samuel, qui l’a élevée jusqu’à l’âge de douze ans en l’absence de ses parents, Alice, top model américain et Henry, coureur automobile professionnel. Papy Sam comme elle l’appelait, éminent violoniste, était un survivant des camps de la mort. En plus de veiller sur son éducation, il lui avait inculqué de vraies valeurs et initié au dessin.

Susy est devenue maintenant une belle jeune femme et son destin la conduit à l’hôtel Trianon Palace à Versailles avec son amant, Cyril. Le couple passe la nuit dans cet établissement mythique chargé d’histoire. Lorsque la jeune femme se réveille, elle ne reconnaît pas les lieux et Cyril n’est plus à ses côtés…

Déborah Malka Cohen nous embarque dans un voyage temporel palpitant qui débute lorsque l’héroïne, vêtue d’un simple t-shirt, est transportée, au Trianon, dans le château personnel de Louis XIV en 1688. L’auteure restitue parfaitement la transition entre les deux époques ainsi que le désarroi de Susy coincée dans le passé.

Les intrigues, les alliances secrètes et les trahisons émaillent le quotidien de Versailles, et la jeune héroïne parviendra tant bien que mal à s’adapter à cet environnement inhabituel et hostile. Heureusement, elle pourra compter sur le soutien de deux ou trois grands personnages de la cour.

Déborah Malka Cohen décrit un lieu de pouvoir dans lequel les courtisans qui se croisent ou se rejoignent se disputent aussi les faveurs du Roi Soleil. Le château vit au rythme de l’étiquette et Susy ne pourra s’y soustraire. La jeune héroïne devra faire preuve d’habileté pour trouver sa place et déjouer les pièges tendus parfois par des ennemis invisibles.

Ce roman est nourri de véritables recherches historiques. L’auteure retrace les us et coutumes à la cour de Versailles. Elle dépeint aussi la richesse des toilettes autant pour les femmes que les hommes, les bals, les festins, les odeurs incommodantes et le manque d’hygiène. Elle nous rappelle que les artistes, écrivains, poètes, musiciens, peintres…  étaient régulièrement conviés pour le rayonnement et le plaisir de Sa Majesté Louis XIV, un roi toujours en représentation qui se mettait en scène quotidiennement.

Susy apparaît sous les traits d’une jeune femme intrépide et courageuse. Elle doit se fondre dans une époque qui n’est pas la sienne sans savoir où les événements vont l’emporter. Cette parenthèse temporelle lui permettra pourtant de dénouer certains nœuds affectifs et de reconstituer le puzzle de sa vie.

Déborah Malka Cohen nous plonge dans un univers construit si prégnant qu’il est difficile de quitter son livre.

Ce roman bien écrit et captivant est un savant mélange d’aventures romanesques, d’anecdotes historiques sérieuses et une invitation au voyage dans le temps.

Je remercie Déborah Malka Cohen pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « Léa Legan » de Célia Berton – (Éditions Edilivre-Aparis)

… Cette nouvelle intimiste écrite à la première personne est l’histoire de Léa Legan, une jeune fille attachante et sensible. L’héroïne en proie aux affres de l’angoisse et à un mal-être récurrent confie ses états d’âme au lecteur et le fait plonger dans son quotidien. Elle étale son spleen et ses pensées obsessionnelles jusqu’à ce qu’une crise économique mondiale sans précédent change son regard sur le monde…

Célia Berton nous entraîne avec sincérité au cœur de son univers dans lequel fiction et poésie s’entrecroisent. Un récit insolite et moderne.

Je remercie Célia Berton pour la lecture de cette nouvelle.

 

 


J’ai lu « Le chemin de Baphomet» – Arnaud Niklaus

Ce recueil de nouvelles mélange mythologies, légendes, satanisme et univers glauques. Reliées par un fil conducteur, une mystérieuse figure à tête de bouc, Baphomet, les histoires sonnent comme une malédiction. Arnaud Niklaus nous livre un patchwork de récits sombres qui fonctionnent, et se déclinent dans un contexte contemporain. Les intrigues bien amenées font mouche, et nous entraînent au cœur de l’horreur.

L’auteur revisite des figures symboliques et des mythes anciens en nous présentant une galerie de personnages remplis de failles. Il explore la face fragile et obscure de l’âme humaine à travers les réflexions d’un supplicié sur le mont du Calvaire, d’un jeune homme qui a vendu son âme au diable et dans d’autres épisodes aussi lugubres.

Féminicide, crime satanique, rencontres meurtrières ou surnaturelles composent les thèmes modernes ou éternels de ce recueil. Le suspense est bien orchestré, et les références mythologiques ou historiques apportent une touche d’originalité à ce livre.

Je remercie Simplement Pro et Arnaud Niklaus pour la lecture de ce recueil de nouvelles.

 


 

J’ai lu «Journal d’un aventurier des temps modernes » de Yann Gontard – La Compagnie Littéraire.

… Le jeune homme a préparé son départ. Il a rangé toutes ses affaires dans son sac à dos. Il ne manque que sa carte bleue…

Yann Gontard nous offre un récit de voyage qui se déroule de septembre à novembre 1989. L’auteur, alors âgé de 24 ans, raconte presque quotidiennement son aventure. Au fil de son périple, il va découvrir de nouveaux paysages et des cultures différentes. Ces moments de découvertes ponctués de rencontres seront aussi pour lui des moments de convivialité et de partage.

On prend facilement la route avec ce jeune aventurier enthousiaste, avide d’explorer l’ailleurs qui se sentira de plus en plus vivant et en harmonie avec lui-même en parcourant le monde. Il se retrouvera aussi confronté à la diversité culturelle et géographique des pays qu’il va traverser : Italie, Grèce, Turquie, Syrie, Jordanie, Israël et Égypte. Face à certaines situations, il devra s’adapter, suivre son instinct et rester vigilant. Il vivra plusieurs vies, accumulera de nouvelles connaissances et se nourrira de souvenirs à travers des atmosphères remplies de musiques, de couleurs, d’odeurs et de saveurs typiques selon les régions visitées.

Au récit autobiographique, l’auteur mêle les descriptions des paysages et des sites historiques. Il relate des anecdotes culturelles sur les traditions et les coutumes des pays traversés, et il nous éclaire sur leur situation géopolitique. Il traite également de la condition difficile des femmes dans des sociétés patriarcales où perdurent des modes de pensées régressifs.

Ce voyage riche d’expériences comme une fenêtre sur d’autres mondes lui en apprendra plus sur lui-même.

Un livre très bien écrit pour élargir son horizon et se laisser porter par l’aventure.

Je remercie Simplement Pro et Yann Gontard  (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de ce roman.

 



J’ai lu « Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent » de Dominique Jonin.

… Dans le cadre d’une mutation professionnelle, Louise, assistante de production, quitte Paris pour Mulhouse à la rédaction de France 3. Son affectation ne remplit pas de joie la jeune femme qui essaie bon gré mal gré de faire face à cette nouvelle situation…

On se laisse facilement guider par l’auteure dans ce roman feel good original et cocasse. L’histoire n’est pas qu’un épisode de vie positif qui traite d’un sujet léger et réaliste. Dominique Jonin a poussé l’originalité en distillant de temps en temps des paroles de chanson dans le texte. Le récit prend place ponctué par des refrains ou des passages de variété française.

Tout va cependant se compliquer pour Louise lorsque l’on comprend qu’elle est atteinte du syndrome de Capgras (appelé aussi le « syndrome de l’illusion des sosies »). L’héroïne qui pense rencontrer des sosies de chanteurs connus se retrouve engluée dans des quiproquos et des situations inextricables.

On ne s’ennuie pas un instant en lisant ce livre parfaitement rythmé par l’écriture et les références musicales.

Une comédie intéressante qui, si elle retenait l’attention des éditeurs étrangers, permettrait de l’adapter avec d’autres chansons selon le pays où elle serait publiée.

Je remercie Simplement Pro et Dominique Jonin pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « Sombre comme l’Aurore – La légende de Tienn Halidenn » de Jean-Baptiste Lamy

… Tien Sanzelle est le fils d’un voleur. Il vit dans la partie basse de la Citadelle avec ses amis. Crépusculine est l’une des filles du Roi de Saphir. Elle fait partie des créatures ailées du Monde d’en Haut. Alors que tout les oppose, les deux personnages vont tomber amoureux. La force de leur amour pourra-t-elle transcender leurs différences ou seront-ils voués à demeurer dans leur environnement respectif ?

Dans son roman, Jean-Baptiste Lamy dépeint deux mondes hiérarchisés à la fois distincts et complémentaires qui évoluent dans un univers médiéval fantastique où se mêlent magie noire, maléfices et mythes.  La paix entre le Bas et le Haut est cependant menacée par la Reine Noire qui réside sur le monde souterrain des morts.

L’auteur ancre rapidement le décor et le contexte du récit : ce qui rend possibles de multiples interactions entre les protagonistes.

Les relations verticales deviennent  mystérieuses et l’intrigue évolue avec des rebondissements inattendus.

Jean-Baptiste Lamy joue sur les métaphores en créant une histoire d’amour entre deux êtres issus de milieux sociaux différents qui vivent dans un environnement symbolique : Crépusculine est en hauteur, elle est profondément attirée par le bas de la Citadelle, Tien rêve d’ascension et de liberté. La jeune demoiselle est une princesse, son « Roméo » essaie de s’extraire de sa condition pour la rejoindre. Derrière cet univers dissimulé, les personnages se dévoilent au fil du récit.

Amour, secrets, trahisons et mensonges composent les ingrédients de ce roman bien pensé présenté comme un conte fantastique. L’écriture est fluide, prenante et parsemée d’images poétiques.

Je remercie Jean-Baptiste Lamy et Simplement Pro pour la lecture de ce livre.

 


J’ai lu « Pensées éternelles » de Camille Mélo.

… Pensées éternelles est un recueil composé de proses poétiques qui mélangent des textes descriptifs et narratifs et une palette de sentiments comme un journal intime.

Camille Mélo dépeint son univers, révélateur de ses états d’âme, son spleen qui naît de ses amours déçues, celles qui lui ont donné des ailes, ont empli sa vie et ses pensées au fil du temps et des saisons.

Sa poésie prend des allures de mélancolie à travers la description des paysages qui l’entourent. Elle s’envole sur les forêts d’hiver, au-delà de la terre et du feu du soleil ou sous le halo de l’astre lunaire, au gré du vent et de son inspiration. Elle s’invite dans sa solitude pour y semer des rêves d’espoirs. Elle alimente ses souvenirs de nostalgie jusqu’à atteindre une douce résilience

Un livre agréable à lire et une plume pleine de sensibilité.

Je remercie Simplement Pro et Camille Mélo pour la lecture de ce recueil.

 


J’ai lu « PSI » par Erik Pigani. 

… En septembre 1978, Erik Pigani vit une expérience de « sortie hors du corps » spontanée alors qu’il se produit dans la soirée d’ouverture du Festival International de Nîmes en tant que pianiste. Erik Pigani, qui ne boit pas et ne se drogue pas, est certain de ne pas avoir rêvé. Il commence alors des recherches sur ce phénomène insolite. À la suite de cet épisode, les évènements ne cesseront de s’enchaîner, rencontres, témoignages… qui lui donneront l’impression d’avoir ouvert la boîte de Pandore et apporteront un écho à sa propre expérience…

Préfacé par Raymond Moody, Psi est le récit de cette quête personnelle et scientifique sur les phénomènes paranormaux, les mystères de la conscience et tous les champs de la parapsychologie.

Erik Pigani aborde l’univers du psi qui comprend plusieurs domaines – télépathie, clairvoyance, précognition et psychokinèse. Il traite également les sujets « aux frontières de la vie » : les expériences « hors du corps » ou EMI (expériences de mort imminente), la réincarnation, les apparitions ou poltergeists et les messages de l’au-delà. Il consacre les derniers chapitres aux mystères des synchronicités et de l’inspiration.

Étayé par de nombreux témoignages d’artistes, mais aussi de scientifiques, ce livre représente le parcours initiatique de l’auteur au sein d’un domaine souvent controversé : les phénomènes psi. Erik Pigani y expose ses questionnements tout en retraçant l’histoire de la parapsychologie. Il rappelle notamment que les expériences de NDE (near death experience ou EMI) n’ont pas été répertoriées seulement dans la période « New Age ». De nombreux cas ont été rapportés au cours des siècles depuis la plus haute antiquité.

L’écrivain précise aussi que si les sciences sont actuellement indépendantes les unes des autres, il n’en a pas toujours été ainsi. Au début de notre histoire, un philosophe pouvait être à la fois, médecin, prêtre, écrivain, mathématicien etc… Il percevait le monde dans sa globalité.  La science moderne a fragmenté, classifié les genres et écarté les sujets qui ne pouvaient être explorés ou expliqués avec les outils mis en place.

Cependant, Erik Pigani reconnaît qu’aujourd’hui, de plus en plus de scientifiques intègrent l’ensemble des expériences humaines dans leurs recherches.  Il émet l’idée que les aspects spécifiques du psi pourraient être intégrés à une théorie générale.

L’écrivain déplore l’hostilité ou le désintérêt des médias envers le « psi », sa récupération par les faux prophètes qui manipulent les consciences ainsi que les amalgames ou les fausses informations véhiculées.

Ce livre qui retrace l’histoire de la parapsychologie, qui couvre tous les champs psi et qui met en évidence nos questionnements se veut précis, scientifique, mais il est aussi agrémenté de passages plus poétiques.

Erik Pigani précise que son intention n’est pas d’affirmer ou de convaincre, mais de faire partager son parcours.

Un livre passionnant très documenté.

 


J’ai lu « Magnétique. Les fabuleux pouvoirs de la pensée« de Bernard Blancan.

…  Nos pensées peuvent-elles exercer une influence à distance sur la matière ? Bernard Blancan, nous raconte comment cette hypothèse qu’il avait déjà évoquée dans ses deux précédents livres* est devenue l’objet de réflexions et d’expérimentations.

Il nous fait part de ses doutes lors de ses premières expériences en tant que sourcier ou plus tard en PK (psychokinèse) ou remote viewing (vision à distance) et des difficultés à rester objectif, mais il parvient à obtenir des résultats convaincants développés avec une rigueur scientifique

Il aborde de nombreux sujets inhérents à son parcours de vie et à sa quête autant métaphysique que spirituelle, la dimension quantique, les contradictions de la science, l’existence d’une conscience chez les organismes vivants, le pouvoir de l’imaginaire (un parallèle avec son métier de comédien) etc…

Si les recherches et les expérimentations qu’il fait partager au lecteur ont nourri ses propres croyances, elles sont une source d’information et de réflexions passionnantes sur les pouvoirs de l’esprit sur la matière.

Un livre documenté et explicite sur un sujet fascinant qui propose des expériences faciles à reproduire.

* Si j’étais guérisseur  * Secrets de sourcier

 


J’ai lu « Victor Plastre » – Frédéric Péran (La Compagnie Littéraire)
… Victor Plastre n’a jamais oublié Natacha qui l’a quitté brutalement, du jour au lendemain, le 9 septembre 2011 exactement. Il ne peut s’expliquer pourquoi cette fille est restée dans son esprit et pour quelle raison, il ne réussit pas à tourner la page. Quelques années après leur rupture, il la croise dans le métro, par hasard, mais le hasard existe-t-il vraiment ?
Frédéric Péran dessine le portrait d’un homme à la fois séducteur et fragile, rempli de doutes, qui, suite à une mésaventure amoureuse va enchaîner les conquêtes, des jeunes femmes rencontrées dans son cercle de connaissances ou sur les réseaux sociaux. Après plusieurs échecs et quelques mois d’errance, il croisera encore l’amour sur son chemin, mais est-il prêt à s’engager dans une vie de couple, sans tomber dans la routine du quotidien ?
Dans ce roman, le narrateur est le personnage principal, autant acteur que conteur de l’histoire : ce qui permet au lecteur de s’identifier à lui, de ressentir ses émotions, ses angoisses et ajoute une impression d’authenticité au récit.
Par le choix de l’histoire et le questionnement du personnage, l’auteur souligne l’impermanence des choses, les difficultés que Victor Plastre rencontre pour se remettre de ses déboires sentimentaux, les peurs et les incertitudes qui entravent sa vie.
Une belle écriture au style fluide et direct rend ce roman réaliste et vivant.
Je remercie Frédéric Péran (La Compagnie Littéraire) et Simplement Pro pour la lecture de ce livre.

 


J’ai lu « Les fragrances magiques » – Frédéric Marcou

De sonnet en sonnet, Frédéric Marcou se met à nu dans ce recueil de poèmes et de réflexions.

Il passe sa vie en revue, ses failles, ses douleurs et son amour pour une femme. Il s’interroge aussi sur des sujets d’actualité, le port de la burqa, les perspectives pour la jeunesse, l’enseignement scolaire…, et plus existentiels, la fraternité, la spiritualité ou la place du poète au XXIe siècle.

En même temps qu’il sonde sa conscience, il interpelle le lecteur. En proie aux affres de son introspection, il lui confesse ses angoisses et son découragement : le blues de l’écrivain et son pire ennemi, le doute… Le doute qui s’insinue lentement comme un poison, fissure son enthousiasme et lui donne l’impression de ne pas être légitime dans son travail.

Frédéric Marcou jalonne ce recueil de poèmes qui illustrent un instant ou une période de sa vie et, en fin d’écriture, il réalise qu’il doit apprivoiser ses peurs pour accomplir ses rêves…

Je remercie Simplement Pro et Frédéric Marcou pour la lecture de ce livre.

 

 


J’ai lu « L’époipée » de Nathalie Malbec

Nathalie Malbec nous raconte le voyage extraordinaire d’un petit pois. Lors d’un pique-nique, il tombe de la poche d’une petite fille. Il roule sur le sol cabossé et comme s’il avait pris vie, il entraîne le lecteur dans son sillage. Lorsqu’il achève brutalement sa course effrénée contre une pierre, il devient un objet de curiosité pour d’étranges petits êtres, un microcosme organisé en quête d’éléments nutritifs. Au fil des chapitres, le petit pois poursuivra sa route pour d’autres péripéties épiques et deviendra le fil rouge du roman.

Cet ouvrage met en évidence la responsabilité que nous avons vis-à-vis de notre environnement à travers plusieurs histoires de vie aux quatre coins de la planète. L’auteure aborde le sujet en présentant des mondes différents confrontés aux problèmes écologiques, une tribu qui vit en harmonie avec la nature, une multinationale avide de profits, une histoire d’amour complexe et d’autres univers tous reliés, intriqués dans cette aventure.

Heureusement certains êtres humains s’opposeront à l’exploitation démesurée des ressources d’une région indigène et à la domination de son peuple détenteur de savoirs traditionnels et mystérieux.

Dans son roman rédigé dans une écriture fluide et imagée, Nathalie s’empare avec originalité de thèmes actuels par le biais d’une approche holistique.

Je remercie Nathalie Malbec et Simplement Pro pour la lecture de ce livre.

 


J’ai lu « Indé Panda N° 8» –

L’Indé Panda N° 8 regroupe neuf histoires aux univers insolites et secrets dans lesquels on passe du mystère à la vérité et du sordide à l’humour…

 – «Mamonstre»

Le petit garçon que décrit Bedida Lynn Brunoir ne reconnaît plus sa maman. Il va mener une enquête digne du détective Hercule Poirot pour éclaircir cette énigme… Une histoire bien construite qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin.

– « Regardez-moi, garçon »

Dès le début de la narration, Nicolas Chevalleau plonge le lecteur dans les pensées de son personnage principal, une mère angoissée qui a conscience que sa vie peut basculer d’un instant à l’autre… Au fil du récit, l’auteur dessine le chaos de cette femme coincée avec ses enfants dans une situation inextricable qui ne sera dévoilée qu’en dernières pages.

« Diplomatie alien »

Une œuvre fiction bien écrite par Vincent Ferrique qui entraîne le lecteur au sein d’un monde futuriste évolué. Les innovations scientifiques sont avancées, mais il semblerait que la détection du mensonge ne soit pas encore une technique aboutie…

– « Maguie»

…Maguie ne passe pas inaperçue. Sa nièce la voit comme une femme belle, joyeuse et espiègle… Une histoire captivante racontée par Frédérique Jansois où le secret tient une place prépondérante dans la vie de son personnage.

– « Juste un visage »

…Eder est un acteur célèbre qui ne fait plus de casting depuis qu’un procédé innovateur lui a permis d’obtenir les meilleurs rôles juste sur photos… Rose P Katell interroge subtilement le lecteur sur les avantages et les méfaits de l’image dans la société en créant un personnage tourmenté, en quête de sens et une application futuriste qui amplifie le suspens de cette histoire.

– « Good morning América »

… Heureusement que Clément Santoni, le personnage principal de cette nouvelle, est adepte du sport et d’une bonne hygiène de vie parce qu’il lui faudra des qualités d’endurance et une condition physique à toute épreuve lorsqu’un évènement imprévisible et dangereux va se produire dans sa vie… Une aventure inattendue et cocasse malgré le contexte dramatique de l’histoire créée par Bernard Peillard.

– « Qui suis-je ? »

La nouvelle insolite de Thomas Henninot ressemble à un conte philosophique dans lequel le personnage principal essaie de résoudre une énigme en même temps que le lecteur.

– « La prédiction »

… Quand la science est confrontée à l’inexplicable… Selma Bodwinger surprend le lecteur avec cette nouvelle rythmée pleine d’humour.

– «La mort est finalement plus douce qu’on ne le croit»

… Accusé de sorcellerie, Jean Dour, l’acteur principal de cette nouvelle, raconte son calvaire… Un univers fantastique et une histoire pleine de rebondissements et de magie écrite par Noémie Delpra.

Dans ce huitième numéro de l’Indé Panda, l’énigme de chacune des histoires est conservée jusqu’à la fin pour en préserver le suspens. Sandra Vuissot, correctrice et Maëlle D., autrice et illustratrice ont contribué à sa réalisation.

Je remercie l’Équipe de l’Indé Panda et ses auteurs pour la lecture de ce recueil.

 


J’ai lu « Pleure pas » de L.B. (Éditions du Saule)

… Enfant maltraitée, L. B. subit des violences psychologiques et physiques qui la meurtrissent profondément. Elle grandit dans l’abandon avec un sentiment chronique de honte, mais jamais elle ne s’apitoie sur son sort…

L’auteure nous livre un témoignage bouleversant, celui de sa propre vie. Avec beaucoup de sincérité, elle nous emmène au cœur du malheur et de la souffrance. Petite-fille farouche, elle doit affronter un père alcoolique qui insulte, dénigre et frappe sa femme. Lourd fardeau pour cette enfant parentifiée qui, face à la détresse de sa mère, s’est donné pour mission de la protéger.

« Je suis la princesse du château, on me garde prisonnière, mais je m’évaderai et j’emmènerai maman avec moi. »

L.B. est une survivante. Souvent en alerte, la peur au ventre, elle doit apprendre à anticiper les humeurs explosives de ce parent persécuteur, mais elle est seule dans ce combat… Son existence est marquée par une succession de menaces et d’agressions qui la mettent constamment en mode survie. Toujours sur la défensive, elle se révoltera et deviendra une adolescente rebelle. Face aux agressions, elle parviendra à maîtriser ses émotions pour ne pas s’effondrer.

L’auteure pose un regard réaliste sur son vécu en plongeant le lecteur dans une atmosphère pesante. La misère, la maltraitance, le rejet ou l’indifférence de l’entourage ainsi qu’une insécurité permanente provoqueront des conséquences en cascade sur sa vie…

Le fil rouge de l’histoire est représenté à la fois par les liens indéfectibles qu’elle noue avec sa mère, cette mère qu’elle veut sauver à n’importe quel prix et par un instinct de survie qui ne la quittera pas.

Un témoignage saisissant, sans détours et une force descriptive sur une enfance maltraitée qui accroche le lecteur.

Je remercie L.B. et Simplement Pro pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « Hope » de Ludovic Esmes (Les Éditions de l’Arlésienne).

… Jean-Luc Stole est en phase d’introspection. Sa vie ressemble à une lente descente aux enfers. Il croule sous les dettes, son entreprise de construction prend l’eau et son projet de la vendre à la société Hope vient d’avorter. Sa vie personnelle n’est guère plus reluisante. Séparé de sa femme, il entretient des rapports houleux avec elle et leurs deux filles se retrouvent au coeur de conflits incessants. Les revers se succèdent pour le jeune homme qui se consume dans la désillusion.

Ludovic Esmes accompagne son personnage au bord du burn-out dans son syndrome d’échec et dans sa lutte contre lui-même. Il décortique son discours intérieur de plus en plus névrosé qui l’entraîne dans des troubles obsessionnels. Au fil du récit, l’auteur distille subtilement une petite voix qui chuchote à l’oreille de son « antihéros », sa conscience, son intuition…. En tout cas, ce signal mystérieux, « a hope » peut-être, ne semble pas lui sauter aux yeux, et le dérange presque.

Jean-Luc saura-t-il se délivrer de cet auto-sabotage et donner un sens à sa vie ? Pour le savoir, il faudra lire cette nouvelle courte sur l’histoire d’un homme, d’un père qui s’égare… un thème qui peut s’inscrire dans l’actualité.

Je remercie Ludovic Esmes (Les Éditions de l’Arlésienne) pour la lecture de cette nouvelle.

 


J’ai lu « Les aventures occultes de Lady Bradsley » – Olivier Saraja (Collection du Fou)

… Au début du XXe siècle, Lady Bradsley, jolie veuve de la société aristocratique londonienne a quitté l’Angleterre pour rejoindre son frère, le Consul John H. Lawford qui vit à Hong Kong avec ses deux fils. Depuis plusieurs semaines, elle navigue sur le paquebot Hope. Le capitaine de marine et son second ont eu le temps de découvrir cette étrange jeune femme qui vient de les débarrasser d’un fantôme encombrant au grand soulagement des passagers terrorisés. Depuis son enfance, Lady Bradsley perçoit les manifestations de l’au-delà et sa médiumnité lui permet de résoudre des affaires énigmatiques qui s’imbriquent dans un univers occulte angoissant.

Par l’intermédiaire de son héroïne, Olivier Saraja emporte le lecteur aux quatre coins de la planète, dans des mondes ésotériques qui diffèrent selon les traditions et les coutumes de chaque pays visité. En Chine, lors de la fête des Grands Pudu, alors que ses neveux sont menacés, Lady Bradsley doit affronter des puissances démoniaques. Lorsqu’elle se retrouve au Népal, dans la région montagneuse de l’Himalaya, à la recherche de son frère mystérieusement disparu, elle y rencontre la créature légendaire du folklore népalais, un yéti. Aventurière dans l’âme, elle se lancera dans d’autres expéditions toutes aussi épiques, en Irak, à Bagdad puis en Afrique.

Olivier Saraja nourrit l’intrigue par des péripéties qui s’enchaînent, des rebondissements fortuits et des décors bien plantés qui font la force descriptive de son roman. On est séduit par la narration qui entraîne le lecteur au plus près de l’époque et des régions traversées par l’héroïne. Un livre fascinant où l’imagination de l’auteur renvoie à un univers fantastique et paranormal.

Je remercie Simplement Pro et Olivier Saraja (Collection du Fou) pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « Dans la peau du mal » – Corinne de Vailly (Collection du Fou)

… Ce matin-là, trois gamins des bas-quartiers, Kyle, Dylan et Pol, ont repéré un terrier dans les collines d’Édimbourg. Lorsque l’un des petits braconniers se faufile dans la cavité, il en retire… dix-sept mini cercueils. Les sarcophages vont passer successivement dans les mains de l’instituteur Ferguson qui est aussi le président de la société archéologique locale puis dans celles de l’antiquaire, Angus.

Corinne de Vailly nous transporte à l’aube de l’époque victorienne, dans un univers rétro-futuriste caractérisé par des innovations technologiques complexes, machines à vapeur, robots et automates.

Les personnages évoluent dans un environnement glauque. Meurtriers barbares, adeptes de pratiques occultes, fétichistes de peau humaine et experts en criminalité se côtoient ou se poursuivent.

Le décor planté par l’auteure rappelle l’atmosphère obscure et trouble des romans de Charles Dickens revisitée à la sauce steampunk. Le récit est agrémenté de gravures illustrant l’ère victorienne.

Au fil des chapitres, l’histoire se structure par l’implication d’autres protagonistes et le voile de l’intrigue se soulève progressivement.

Grâce à une narration sombre et bien amenée et un style maîtrisé, Corinne de Vailly nous offre une immersion totale dans l’univers mystérieux et inquiétant de son livre.

Je remercie Simplement Pro et Corinne de Vailly (Collection du Fou) pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « Chasses gardées » – Raymond Christon, La Compagnie Littéraire.

… En 1995, Antoine Galion quitte la France pour intégrer l’un des 38 Centres de l’ONDA, le CRAT (Centre de Recherche en Agriculture Tropicale), dans le domaine de Bouquis, à Mandingue. À peine arrivé, le chercheur qui traîne une réputation d’homme obstiné ressent une certaine hostilité à son égard. Issu de l’université et non des grandes écoles, il se voit attribuer le qualificatif méprisant de « faquin ».
Lorsqu’il rencontre le directeur, Mathieu Félix qui, comme lui, est originaire de l’île caribéenne, Antoine reprend confiance. Le directeur lui annonce que lorsqu’il sera nommé président de centre du CRAT dans un an, le chercheur pourra assurer sa succession au sein du laboratoire.
Le destin en décidera autrement. Antoine Galion va découvrir l’envers du décor de son univers professionnel : les postes de commandement sont réservés aux blancs et les postes de service aux mandinguais. Malgré la décolonisation, les relents racistes subsistent encore. Au fil des jours, il subira des humiliations, railleries et autres brimades de la part de ses supérieurs hiérarchiques, des chefs autocratiques parfois parachutés depuis la France.
Le chercheur tiendra deux ans dans cette ambiance malveillante avant de demander sa mutation.
En dépit de l’amour qu’il porte à son pays d’origine, les tentatives d’intimidation, le climat toujours plus conflictuel et improductif qui règnent dans son travail finiront par avoir raison de sa motivation. Antoine entamera un nouveau départ et il mènera aussi d’autres combats dans les nouveaux chapitres de sa vie.

Dans son roman, Raymond Christon souligne les sentiments contrastés de son personnage victime de harcèlement psychologique qui finit par douter de lui-même et dont les défenses sont paralysées face aux vexations et aux mises à l’écart. Le paradoxe s’accentue quand Antoine Galion s’interroge sur son propre comportement intériorisé et résigné face à cet ostracisme racial.

L’auteur dénonce aussi la complexité et la lourdeur du fonctionnement de la Recherche en Agriculture ainsi que le défaut d’approche pluridisciplinaire dans ce domaine.

Un livre touchant sur un homme compétent et passionné par son métier, mais dans l’impossibilité de l’exercer pleinement.

Je remercie Simplement Pro et Raymond Christon (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de ce roman.


 

J’ai lu « Bienvenue dans le monde réel» – Frédéric Marcou

… À la fois sensible et génial, rêveur et angoissé, le Professeur Fred est un mélange moderne de Tryphon Tournesol et Géo Trouvetou. Il surprend par ses inventions hétéroclites : la boîte Air Pur, le réflexiomètre, l’appareil photo de l’astral, la boîte à moi, la machine à faire dire la vérité aux hommes politiques…

Au travers des préoccupations de son personnage, Fred Marcou soulève plusieurs thèmes sociologiques actuels, l’écologie, la politique, le harcèlement moral, la violence, le rejet de l’autre, la solitude, la survivance de la conscience après la mort … Tristesse et humour s’entrecroisent dans ce recueil composé de petites nouvelles poétiques.

Dans la seconde partie du livre intitulée « Bouts de vie », l’auteur aborde l’enfance malheureuse du Professeur. Victime d’une maltraitance psychologique perpétrée par ses parents depuis tout petit, le jeune Fred éprouve le besoin de fuir son quotidien, mais comment s’échapper de cet environnement familial néfaste ? Pour illuminer sa triste existence, l’enfant blessé veut croire à la magie, coûte que coûte… Les épreuves ne l’épargneront pas. Atteint de schizophrénie, bourré de médicaments, accompagné par un psychologue, il aura un chemin de vie semé d’embûches.

Le Professeur Fred s’interroge sur sa maladie et son rapport au monde. Son désarroi, ses angoisses rendent-ils vaine et illusoire sa quête du bonheur ?

Le livre qui s’achève sur le thème du temps se décline en proses poétiques : le temps de la découverte, celui de la différence et de l’indifférence, le temps d’une vie enfin qui invite à l’espérance avec une ode à la liberté…

Je remercie Simplement Pro et Frédéric Marcou pour la lecture de ce livre.

 



J’ai lu « Une vie infinie » de Julian Baurges.

… Dans son roman, Julian Baurges nous dépeint la vie de Tom qui, à la suite d’un enchaînement d’évènements perturbants va quitter la France pour une île des Caraïbes.

L’existence de ce cadre dynamique se trouve bousculée lorsque successivement, il perd son travail, rompt avec sa petite amie et apprend la mort de son père, un inconnu d’origine caribéenne pour le jeune homme.
Tom ne connaît de lui-même que ce qui lui a été transmis depuis sa naissance, sur son environnement, sa culture et tous les automatismes de son quotidien. Ce voyage sera un aller simple vers une destinée mystérieuse, sans repères, mais le hasard n’existe pas et une succession de coïncidences ou synchronicités va opérer une transformation intérieure de tout son être.
Par un concours de circonstances, il fera des rencontres décisives, le jeune Mesmin, puis son patron, Toussaint, un homme rustre et sa femme, la sage Hélène. Embauché par Toussaint dans son exploitation agricole, il se heurtera plusieurs fois à lui, s’interrogera sur sa quête de liberté et son rapport au monde.

« Par effet miroir, il comprit aussi que lui-même, en tant que métis, lui qui, souffrant de ne s’intégrer réellement ni d’un côté ni de l’autre s’était improvisé passerelle entre noir et blanc… »

En renouant avec ses origines, il aura à coeur de travailler en pleine nature, il découvrira les aspects culturels, les traditions de l’île et les personnages atypiques qui y résident. Adepte de la méditation, il se servira de cette discipline pour assouvir sa quête de sens et optera un temps pour une vie ascétique.

Dans son roman, Julian Baurges nous invite à un voyage initiatique riche d’enseignements. L’histoire est ponctuée par de belles images, la description des paysages caribéens, les séquences de vie quotidienne, l’éveil spirituel du héros et l’analyse psychologique et affective des personnages.

Un livre inspiré et inspirant avec en épigraphe une citation de Jiddu Krishnamurti.

Je remercie Julian Baurges pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « Indé Panda N° 7» – Éditions Bookélis

Sur cent soumissions reçues, le comité de lecture de l’Indé Panda a sélectionné dix nouvelles sur le thème « À la croisée des chemins.» Écrit ou fatal, impitoyable, issu de la nuit, du chaos, le destin dessine et façonne la vie des personnages de ce recueil.

– « Le champ d’orties »
Dans son récit, Céline Saint-Charle conduit lentement le lecteur vers une descente dans l’horreur. L’écriture est fluide et le portrait psychologique du personnage principal, Carl, révèle un être accablant de violence et de bêtise. Une nouvelle forte sur un pan de l’histoire marqué par la barbarie que personne ne veut jamais revivre.
– « Niveau 4 »
Amélie Hanser décrit un univers futuriste dans lequel l’intimité n’est plus préservée, mais dans ce monde hyper connecté, robotisé, la surveillance des communications téléphoniques et des sms va susciter un comportement imprudent chez la personne qui « écoute ».
– « Neuroscop »
SAID offre au lecteur une intrigue policière avec prise d’otages qui se situe dans un futur lointain. Le commissaire de police doit régler l’affaire dans un minimum de temps, mais celle-ci va se compliquer et lui poser des problèmes de conscience.
– « Fatum »
Terry Torben a composé un récit haletant et bien construit dans lequel la fatalité et le destin s’entrecroisent.
– « Indécision »
Dans la nouvelle de Raphaël Morgano, Alexandre est un être profondément indécis qui s’en remet aux chiffres et au hasard pour toutes ses décisions au détriment de sa vie personnelle.
– « Le Hors-la-loi et la Mort »
Guillaume Dalaudier plonge le lecteur dans un thème macabre. « Corbeau » est un bandit sans foi ni loi. Il n’a peur de rien même pas de la mort qu’il va défier. Un combat mené avec la grande faucheuse qui sent le soufre…
– « Premières neiges au jardin du Luxembourg »
Fox Miliveles livre une histoire touchante pleine de nostalgie. Une simple photo dans un vieux livre déclenche un souvenir chez l’héroïne de cette nouvelle. Un retour en enfance et les hasards de la vie vont à jamais cristalliser cet épisode dans sa mémoire…
– « Mondorama »
Au fil de la lecture, Marguerite Rhote emmène le lecteur au coeur du chaos dans un univers de désolation. Son personnage, Roch, semble être le seul survivant d’un monde détruit par une catastrophe planétaire…
– « Le passager »
Un texte touchant et délicat écrit par Vénusia A. qui, pudiquement, tresse un récit de vie à la façon d’une déclaration d’amour…
– « À ton image »
Khalysta Farall situe sa nouvelle dans un univers d’anticipation. Les robots semblent au service des hommes. Et si l’intelligence artificielle prenait le dessus sur l’homme ?

Dans ce septième numéro de l’Indé Panda, le lecteur est invité à s’interroger sur le mystère du destin. Peut-il se maîtriser ou est-on soumis à son bon vouloir ? Le sujet est traité de différentes façons et chaque récit est ponctué par un entretien avec son auteur.

Je remercie l’Équipe de l’Indé Panda et ses auteurs ainsi que les Éditions Bookélis pour la lecture de ce recueil.

 


J’ai lu « le jardin des Hespérides» – Claude Morivilly, La Compagnie Littéraire.

… Á la naissance du quatrième millénaire, les êtres humains ont créé un modèle de société idéale sans contraintes dans laquelle l’agressivité, la jalousie et la haine ne sévissent plus. Dans cette nouvelle civilisation, les meilleures conditions de vie sont garanties à tous grâce au Plan Kronotsky, ce système normatif incluant cependant quelques modifications génétiques…
L’harmonisation des niveaux de vie, l’égalité des chances, l’amélioration de la santé autant physique que morale octroyées par le Plan Kronotsky apportent aux hommes une forme de sécurité dans leur quotidien, mais cette vie idyllique, trop lisse, trop parfaite, engendre aussi certains problèmes. Si une existence toute tracée peut procurer un sentiment de stabilité, elle peut paraître illusoire et réduire les motivations.
Dans ce schéma bien défini, harmonisé, les autorités craignant un climat d’immobilisme ont créé des jardins d’individualités, « les Hespérides », qui permettent à chacun de se retrouver dans « un certain espace de liberté ». Ces « bulles d’air » sont fréquentées par un Sage, sorte de Devin énigmatique qui tient toujours entre ses mains un livre secret.
Claude Morivilly présente un roman de science-fiction qui parle aussi d’espionnage, de complots politiques et de génétique humaine. L’intrigue commence avec le journaliste Coeurderoy qui enquête sur un crime mystérieux. On y rencontre entre autres, le commissaire Dandeloo aux méthodes douteuses et Yvan Boissy, un personnage important toujours à la recherche de la vérité.
Pourquoi cet orateur apparaît-il au milieu des Jardins d’individualité et quel est ce livre secret ? Les réponses qui sont révélées à la fin du roman surprendront le lecteur.
Je remercie Simplement Pro et Claude Morivilly (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de ce livre.


J’ai lu « Voyage au pays de l’envie» – Frédéric Marcou

Frédéric Marcou dédie ce recueil composé de plusieurs histoires extraordinaires à tous les auteurs, écrivains ou auteurs en herbe.
Ceux-ci se reconnaîtront dans la première nouvelle intitulée « Il ne vous reste plus qu’à signer » qui réutilise le processus complexe de l’élection du dalaï-lama (la réincarnation) pour l’appliquer à… un auteur. Derrière la métaphore, le lecteur y discernera peut-être le souhait secret de tout écrivain, celui d’être connu et reconnu…
« Damnation » reprend le mythe de Sisyphe transposé dans le Cosmos. le personnage principal est condamné à pousser un chariot qui permet à la galaxie de rester stable. Sa tâche est interminable et inlassablement, il l’effectue sans espoir d’un avenir meilleur. Une réflexion sur l’existence humaine qui peut devenir un châtiment si l’on reste passif.
« Rêve impromptu » est un texte onirique qui mélange magie et fantastique. Frédéric Marcou s’est inspiré de l’un de ses rêves pour écrire cette histoire. Dans une galaxie voisine, sur une petite planète, les magiciens sont persécutés… À la lecture de cette nouvelle, une question se pose : peut-on vivre sans magie ?
Dans « Homo sapiens néandertalis,» on découvre un monde de scientifiques en effervescence devant leur découverte, mais aussi les failles de ces chercheurs qui ne sont que des êtres humains…
La dernière nouvelle, « Une autre forme de mort » pourrait représenter le processus occulte de la mort et ses différentes phases de transition.
Dans ce livre, Frédéric Marcou nous dévoile son univers plein de poésie, d’humour et d’interrogations sur la vie et l’après-vie.

Je remercie Simplement Pro et Frédéric Marcou pour la lecture de ce recueil de nouvelles.


J’ai lu « Vite, en finir avec la Guerre 14 » ou « Les coeurs, même brisés, continuent de battre » – Jean-Charles Vandenabeele, La Compagnie Littéraire.

… L’armistice du 11 novembre 1918 marque la fin des combats de la Première Guerre Mondiale, mais un autre combat s’annonce. Ce conflit a laissé une France dévastée et tout est à reconstruire, la société, les habitations, les édifices, mais aussi les êtres humains, physiquement et psychologiquement.
Le pays doit renaître. Il faut panser ses blessures et remettre en état les terres agricoles et toutes les infrastructures industrielles, médicales et scolaires.
Dans son roman, Jean-Charles Vandenabeele installe le lecteur dans un environnement rural situé dans le Nord de la France. Le monde paysan a été très touché par la guerre et les femmes ont un rôle déterminant. Elles remplacent les hommes dans les champs et dans leurs diverses occupations.
Dans ce décor d’après-guerre, comment reformer la famille et renouer les liens distendus ou rompus par les souffrances et les disparitions ? La douleur, la misère, la culpabilité n’ont épargné personne.
L’auteur nous emmène dans le quotidien des Baes à Esquerchin près de Douai. Les femmes de cette famille ont la responsabilité de la Grande Ferme. Deux personnages romanesques se détachent de la communauté, Charlotte et Marie. Les deux soeurs ont vécu le même drame, la perte d’un enfant. Unies mais dotées chacune d’un caractère très différent, elles se retrouvent liées au même homme, Julien Vanbergue, « l’faiseur d’embarras » comme le précise souvent Maria, la vieille bonne.
En nous racontant l’histoire de la Famille Baes, Jean-Charles Vandenabeele nous montre que la Guerre a monopolisé les femmes à d’autres responsabilités. Les relations se transforment en profondeur. Chacun se débrouille et réapprend à vivre avec sa sensibilité, ses traumatismes, sa culpabilité…. Finalement, avec les naissances qui se succèdent, la vie devient précieuse et l’espoir renaît.

Je remercie Simplement Pro et Jean-Charles Vandenabeele (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « La destinée des désolations » – tome 2 – Arnaud Niklaus

Dans le premier tome, on suivait Casey Alexander, l’un des survivants d’un monde post-apocalyptique, qui, chaque jour, essayait de sauver sa peau. Il y rencontrait deux fugitives, Isabella Brant, ex-dirigeante déchue de Topeko rebaptisée la Grande Cité, et son amie Gwen. Des liens d’intimité s’étaient noués entre les deux jeunes femmes au grand dam de Casey qui craignait que l’inexpérimentée Gwen ne retarde leur fuite.

Dans ce second roman, les trois comparses composent une équipe, bon gré mal gré, avec deux autres personnages, Roland et Randall. Unis dans l’adversité dans un univers trouble, ils sont poursuivis par des hordes rebelles. Leur environnement est de plus en plus hostile, et les cinq protagonistes luttent tant bien que mal pour survivre.

Arnaud Niklaus peaufine le caractère et la personnalité de ses héros en introduisant des flashbacks et grâce à ce procédé narratif, on découvre qu’à l’exception d’Isabelle, tous ont vécu une expérience d’horreur. L’étrangeté de ces évènements devient alors le fil conducteur du livre.

On retrouve encore dans ce deuxième tome, l’atmosphère de fin du monde et de nouveau départ déjà ressentie dans le premier, mais de nouvelles questions se posent et l’origine des cataclysmes qui ont bouleversé la planète reste une énigme.

Le récit rythmé chargé de mystères aiguise de plus en plus la curiosité du lecteur. Heureusement, en dernière page, l’auteur nous promet la suite très prochainement…

Je remercie Simplement Pro et Arnaud Niklaus pour la lecture de ce T2.

 


J’ai lu « Les saisons immobiles » de Claude-Henri Tixier.

… Comme chaque matin, Adrien, le fils d’Alphonse et de Madon Sivestre, entame sa journée très tôt. Répétant les mêmes gestes que la veille, il marche sur le parquet qui craque, descend l’escalier grinçant et quitte en hâte sa maison bâtie à chaux et à sable pour se rendre à son travail.
Adrien fait la joie de son « papet », le vieux Joseph qui vit seul avec « Taïaut », le chien et « Canasson », le cheval. Les deux animaux vivent en totale liberté, sans contrainte, et rentrent sagement à la ferme, le soir venu. Joseph et Taïaut ont un contentieux de longue date avec « Attila », le sanglier…
Claude-Henri Tixier nous livre un témoignage touchant sur la vie rude d’un village des Basses-Alpes en 1898 et sur les personnages hauts en couleur qui y résident. Le récit ne s’arrête pas à la description du milieu rural de cette époque, l’auteur pimente l’histoire avec une romance et une intrigue policière, un crime dont l’enquête menée par le brigadier s’avérera très complexe…
L’univers paysan y est décrit dans sa réalité crue avec beaucoup de précisions. Le lecteur découvre ainsi le travail du meunier Augustin, celui du charron, Alexandre, et aussi les différentes étapes de distillation des eaux-de-vie lorsque le bouilleur de crus s’installe dans le village, un évènement qui attire autant les grands que les petits. Et puis, il y a la vieille Antonine, à la fois rebouteuse et voyante. Les gens viennent de loin pour la consulter parce qu’elle a le « don »…
Face à l’âpreté de la vie, la rudesse des tâches et les épreuves, la solidarité s’impose naturellement dans le village. L’entraide prime parfois sur l’individualisme quand les conditions s’y prêtent et grâce à la bienveillance de certains êtres humains.
Claude-Henri Tixier nous offre un roman réaliste mettant en scène des personnages ordinaires qui mènent une existence difficile. Il nous fait découvrir avec un grand souci d’exactitude la vie d’un village d’autrefois, les relations des hommes avec la nature, leurs réactions face aux coups du sort et devant la mort. Il est animé de la volonté de perpétuer la mémoire de cet autre temps, des usages, des outils et des gestes, des savoir-faire ancestraux, comme une fresque nostalgique d’un monde disparu.

Je remercie Claude-Henri Tixier pour la lecture de ce roman.

 


J’ai lu « De l’obscurité à la lumière » de Mohammed Chelihi (La Compagnie Littéraire)

Chelihi signifie « l’homme nu », celui qui marche sans artifices, l’être intrépide qui croît en son destin… Ainsi naît ce roman touchant de simplicité qui retrace l’histoire d’une vie divisée en plusieurs étapes décisives, celle de l’auteur.
Né pauvre, en Algérie, dans le village de Ksar Belzma de la wilaya de Batna, Mohammed vit au jour le jour au milieu de son clan, avec ses parents et une nombreuse fratrie.
Dès les premières pages, le lecteur découvre sa belle région, son univers dans lequel les valeurs morales et la dignité sont les seules richesses qu’il possède.
L’écriture de ce livre est égayée par de belles métaphores et par un éclairage intéressant sur les aspects socio-culturels du pays.
Les enfants travaillent très tôt pour assurer la survie de la famille et Mohammed n’échappe à la règle. Par chance, il apprendra un métier dans le domaine de la métallerie- serrurerie à Mérouana, dans la région des Aurès. Il ne le sait pas encore, mais cette activité lui ouvrira plusieurs portes.
Il finira par s’associer avec trois personnes et fera fructifier son entreprise. Afin d’accroître encore son développement en important des matières premières, il devra se rendre en France pour prospecter des fournisseurs et faire acheminer des dérivés de fer, de cuivre ou inox jusqu’en Algérie. Cette étape l’amènera à Marseille, la ville phocéenne qui ressemble tant à son pays natal.
La vie lui réserve plusieurs autres destinations, la Suisse, Paris, la ville lumière, et des péripéties inattendues, certaines le réjouiront, l’une d’entre-elles le plongera dans une terrible angoisse…
Cependant, les évènements qui jalonnent son existence ne se produisent ni par hasard ni sans raison. Ils s’enchaînent, ils arrivent parfois sans pouvoir être maîtrisés, ils surprennent et ils amènent l’auteur vers des horizons nouveaux qu’il n’avait pas envisagé de découvrir. L’idée de destin et celle de transmission s’inscrivent dans le récit de sa vie.
Quelles que soient les difficultés rencontrées, Mohammed Chelihi n’en oublie pas ses origines et ses valeurs, et il dédie son livre à sa famille.
Je remercie l’auteur et la Compagnie Littéraire pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « T2 – Les fragments réunis» – Brice Milan

… Dans ce deuxième tome, on retrouve avec plaisir tous les protagonistes de la saga. Certains sont en mauvaise posture, notamment Morgaste, le Prince Noir, qui a dû se replier dans les terres d’Eschizath. De plus en plus fragilisé par une maladie mystérieuse, il dissimule difficilement ses maux à ses propres hommes et à Orianna, sa belle prisonnière dont il est de plus en plus épris.

Alceste, le jeune héros, est en fuite. Il reçoit l’aide providentielle d’un nouveau personnage, le mercenaire Aberden, qui lui est totalement dévoué.

Les personnages évoluent selon les évènements et surprennent par leurs décisions. Leur attitude devient parfois étrange et on comprend qu’ils subissent l’énergie paranormale et mystique des fragments dont l’utilisation est très complexe. Seuls les élus savent les manier et Morgaste compte bien s’approprier la dernière pierre que possède Annabelle, la Dame Blanche.

Brice Milan happe le lecteur dès les premières pages dans un univers d’intrigues, d’alliances obscures et de violence avec en toile le fond, les attentes amoureuses des héros déjà présents dans le premier tome. Tous les ingrédients sont placés pour l’écriture d’un troisième livre. Le mystère des fragments reste entier et les rebondissements de cette aventure n’amènent pas à présager de l’avenir des principaux personnages.

Un récit captivant et une plume fluide pour ce roman dans lequel le Moyen Âge, le fantastique, la magie et la science-fiction se mêlent subtilement.

Je remercie Simplement Pro et Brice Milan pour la lecture de ce T2.


…J’ai lu « Drusilla, fille d’Agrippa 1er « – Jean-Luc Marchand, La Compagnie Littéraire.

Racine a écrit Bérénice, une tragédie historique en vers en cinq actes. Jean-Luc Marchand situe
l’action de son livre, juste avant, en l’an 49.
… Un évènement important se prépare. Antiochos, roi de Commagène et son fils aîné, Épiphane, rendent visite à Agrippa II, le roi de Chalcis. Dans le palais, l’héroïne, Drusilla qui n’est autre que la petite soeur du roi, mais aussi celle de Bérénice est très impatiente de se préparer. Elle va chercher sa servante, Thalia et lui confie son désarroi, car elle est promise à Épiphane, et elle craint que celui-ci ne lui convienne pas :

Puisses-tu présager que je n’aurai à vivre
Nul tourment d’une ardeur à laquelle on me livre
Car si tous mes esprits se changent en regrets
Le chagrin pourrait bien pour longtemps m’accabler.

Cette union scellerait l’entente entre les deux peuples, la Palestine et la Commagène, mais Antiochos qui est venu pour des raisons plus politiques expose d’autres projets à ses interlocuteurs. Il compte beaucoup sur son hôte et sa soeur, l’ambitieuse Bérénice, pour mener à bien ses desseins.

Dans cette tragédie, les complots, ententes secrètes et trahisons foisonnent et l’intrigue amoureuse passe au second plan, car les personnages acceptent leur destin et leurs obligations. Aussi, lorsque les passions se présentent, elles deviennent comme une chaîne à sens unique. Drusilla finit par aimer Épiphane qui est troublé par Bérénice qui, elle-même, veut épouser Félix qui…

Même s’il n’est pas habitué à ce genre littéraire, le lecteur glisse facilement dans cet univers poétique et dramatique. Les dialogues en vers sont subtilement entrecoupés de prose narrative. On est séduit aussi par le sérieux des recherches historiques de ce livre qui est agrémenté par les arbres généalogiques de la famille d’Agrippa II et celle d’Antiochos ainsi que deux cartes géographiques représentant les Royaumes des Diadoques, des Empires Séleucide, Lagide et de la Palestine du 1er siècle.

Écrire une pièce de théâtre en alexandrins inspirée de Bérénice de Racine est une véritable gageure car il faut à la fois ne pas trop s’éloigner des textes classiques et aussi toucher des lecteurs contemporains qui ne soient pas troublés par les dialogues et l’intrigue. Pari difficile, mais pari réussi.

Je remercie Simplement Pro et Jean-Luc Marchand (La Compagnie Littéraire) pour la lecture de cette pièce de théâtre en alexandrins…


…J’ai lu « Les Modifiés » – Aurélie et Emmanuel Genêt (Sombres Rets)

… L’ambitieux Nathan Silesti arpente encore les pavés de Prime Ydrima. Il doit presser le pas pour honorer son rendez-vous au siège social d’EGC. La situation est grave. Les bureaux chinois ont signalé un problème avec le gène PvbF6… C’est dans ce quartier ultra-moderne constitué d’ensembles architecturaux à la structure atypique que se situe le point de départ du récit.

L’intrigue et l’action de ce livre aux multiples facettes empruntent à la fois au roman d’anticipation et au thriller. Les personnages évoluent dans un monde futuriste dans lequel les innovations scientifiques et technologiques ont connu une accélération extraordinaire. Toutes ces avancées contribuent à améliorer leur condition et faciliter leur quotidien (procédés holographiques, autoplanes, mobiters…). L’ère de l’humanité «augmentée» est en marche, et cette volonté de progrès et de perfection a développé des recherches en ingénierie génétique. Ainsi, grâce au berkélium, un élément découvert sur le sol vénusien, le programme de Modification a été créé et déjà expérimenté sur des humains.

Aurélie et Emmanuel Genêt ont su explorer en profondeur la psychologie des personnages par la description de leur histoire personnelle et leurs traits de caractère. Ce qui constitue pour le lecteur autant d’éléments porteurs d’indications sur leur futur comportement et sur les énigmes à résoudre. Lorsqu’un premier crime particulièrement sanglant se produit à Prime Ydrima, l’enquête est confiée à Gabriel Leloup, un inspecteur ronchon, cynique mais fin limier. Le policier ne s’en laisse pas conter et quand d’autres meurtres tous aussi atroces surviennent, il éprouve la désagréable impression que sa hiérarchie veut l’écarter de ces affaires criminelles.

Gabriel ne se fait plus guère d’illusions sur le genre humain… Seule, sa rencontre avec Sophia Reynart, une jeune enseignante, va bouleverser quelque peu ses certitudes. Elle devient aussi pour lui une aide précieuse dans le déroulement des enquêtes…

Ce roman rassemble tous les ingrédients pour des passionnés du genre polar, façon thriller dans un univers d’anticipation. Il nous emmène dans un décor audacieux reposant sur les découvertes scientifiques et technologiques du futur. Il nous questionne aussi sur les dangers et les dérives de ces avancées qui pourraient créer un phénomène de déshumanisation…

Je remercie Simplement Pro, Aurélie et Emmanuel Genêt (Sombres Rets) pour la lecture de ce roman…


J’ai lu « T1 – Les fragments perdus » – Brice Milan

… Les hordes de Morgaste, le Prince Noir, envahissent les terres d’Eschizath et assiègent la capitale, Espélia. La cité résiste encore, mais pas pour longtemps. Pour sortir de cette impasse, les membres du conseil des Trente ont désigné trois messagers qui devront rejoindre le pays des Hisles et demander de l’aide au roi Kildéric.

La suite du récit nous entraîne dans la fuite des trois personnages investis ou embarqués dans cette dangereuse mission : Hortz, un soldat valeureux, spécialiste de la survie, Oriana, une jeune fille belle et sauvage, mélange d’Esméralda et de Xéna la guerrière et Alceste, un être couard et faible. Ce dernier, un anti-héros qui n’a pas la grandeur et la dignité d’un être légendaire va pourtant se retrouver au coeur du roman. Au fur et à mesure que l’histoire avance et selon les aventures qu’il va vivre, son personnage va prendre de l’épaisseur.

Tout le long de leur périple, les trois héros sont menacés et la trame du livre s’étoffe grâce à l’intégration de nouveaux personnages, en particulier celui d’Annabelle, une étrange petite fille. L’intrigue progresse avec comme fil conducteur le mystère des fragments qui semblent octroyer des pouvoirs à ceux qui les possèdent.

Brice Milan nous emmène dans un voyage immersif fascinant. Il mélange subtilement des mondes imaginaires, d’une part le Moyen Âge historique (les armes, la religion, l’organisation sociale…), le fantastique avec ses mythes, la magie et les créatures monstrueuses et d’autre part la science-fiction. Si l’univers de son livre est brutal et rempli d’individus ou de monstres sanguinaires, la rapidité des actions, l’histoire bien structurée et la diversité des personnages à la Tolkien nous emportent sans retenue.

Je remercie Simplement Pro et Brice Milan pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « Le premier jour de l’hiver » – Sylvain Boutelier

…La naissance d’un enfant est aussi celle d’une famille. Pauline est enceinte et Sylvain, le papa, nous livre un témoignage touchant sur leur quotidien de futurs parents : leur enthousiasme, leurs espoirs, leurs projections parentales, les achats dans les magasins, la première visite chez l’obstétricien.
Tout se passe bien jusqu’à la deuxième échographie.

– Vous voyez, normalement, l’estomac est formé comme ceci…
Ces quelques mots prononcés par le médecin vont résonner longtemps dans la tête de Sylvain.
L’auteur nous raconte sa propre histoire et celle de sa femme, Pauline. Un long parcours qui commence par l’annonce de la maladie de leur enfant. Face au diagnostic, ils vont passer par différentes réactions psychologiques, l’incompréhension, la culpabilité, l’impuissance, l’incertitude et une anxiété permanente. Les évènements médicaux vont s’enchaîner et entraîner chez Sylvain, pendant un moment, des angoisses et un grand découragement.
Le couple est soudé et peu à peu, du choc à l’acceptation, la petite famille va s’adapter et installer un mode de vie et une organisation autour du bébé.
Pauline et Sylvain vont découvrir l’univers de l’hôpital, un lieu chargé d’appréhension parfois déshumanisé, dans lequel leur petite Lalie va subir des traitements massifs et longs et plusieurs interventions. Ils doivent tenir debout pour elle et repousser leurs limites.
Dans son livre, Sylvain Boutelier évoque la grande violence de cette épreuve. Il souligne la constance de Pauline et le courage de Lalie dans son combat pour survivre.
Un livre bouleversant riche de réflexions sur la fragilité de la vie et sur la force de l’amour.

Je remercie Simplement Pro et Sylvain Boutelier pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « le rêve du poète» – Frédéric Marcou

« Le rêve du poète » est le septième livre de Frédéric Marcou et l’auteur nous avoue que si ce recueil de poésies fût laborieux, son envie et son besoin d’écrire ne s’émoussent pas.
À quoi sert le poète ? Quelle est la mission d’un auteur qui rédige des poésies ? Frédéric Marcou s’interroge sur sa démarche ? Est-il un explorateur, un chercheur, un passeur ? Parvient-il à faire partager son regard à ses lecteurs ? Autant de questions qui interpellent cet auteur plein de sensibilité.
Dès les premières pages, le poète amoureux nous fait entendre la musique de son coeur. Mais, ses rêves se sont envolés. Il a des envies d’ailleurs. À la recherche d’un statut, il craint de rester un inconnu et de n’être rien… Un oiseau vole dans le vent et voici que l’écrivain s’associe à sa complainte :
« … À la surface
Sans souffrance
Je flotte et je vole
Libre comme l’air… »
Écrire une poésie, c’est aller à la recherche de soi-même. Quand il écrit « Poème sans fondement », le questionnement recommence. Il réveille sa sensibilité exacerbée, ses angoisses et ses aspirations intérieures, lui, qui ne souhaiterait voir que la beauté du monde.
Un poète est toujours en mouvement, et après quelques vers, il prend conscience qu’il peut « faire un soin à… son âme ».
Les poésies qui suivent prennent de l’ampleur et de la profondeur. L’auteur se réconcilie avec lui-même et il nous offre un ultime poème plus serein et plein d’espoir.

Je remercie Simplement Pro et Frédéric Marcou pour la lecture de ce recueil de poésies.


J’ai lu « Chroniques amasiennes » par Bernard Afflatet – Collection du Fou

Dans son livre, Bernard Afflatet fait un clin d’oeil aux « Chroniques Martiennes » de l’auteur américain, Ray Bradbury, dont il emprunte une partie du nom pour identifier son personnage principal.

… Les supercontinents se forment par cycles. L’Amasie a succédé à la Pangée. Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un futur très lointain, à Sol-Phasis. Lorsque le héros, Brad Bury, émerge d’un long sommeil de deux cents millions d’années, il distingue une étrange créature près de lui…

L’auteur nous embarque dans un univers de SF et d’anticipation dans lequel la téléportation, le clonage ou l’holographie sont des technologies abouties. Grâce à la maîtrise des champs magnétiques, les systèmes « d’induction » se sont développés. Qu’ils soient corporels, muraux ou utilisés pour construire des routes à sustentations, ils révolutionnent l’existence de toute la population.

Le gouvernement impose sa loi et le langage que les Phasiens doivent adopter. La conjugaison étatique du « on » est établi. La police cerbérienne présente partout devient encore plus répressive depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie, la deimonite.

Bernard Afflatet nous transporte dans sa vision d’un avenir lointain dans lequel il décrit le nouveau monde. Il y traite les découvertes de demain, celles qui vont se développer ou « déraper », physique quantique, sélection et manipulation génétique, robotique etc…

Les intrigues, les nombreuses actions et rebondissements ainsi qu’une écriture fluide contribuent à tenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

L’auteur maîtrise bien son sujet, la principale difficulté étant de rester cohérent lorsqu’on bâtit une histoire qui se déroule dans plus de deux cents millions d’années. Bien que la vie dans ce lointain futur, ne ressemble en rien à ce que nous connaissons actuellement, il parvient à nous faire croire que l’impossible est possible.

Un livre travaillé qui nous emmène dans un univers inconnu et fascinant.

Je remercie Simplement Pro et Bernard Afflatet pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « Terminus pour l’humanité» – Arnaud Niklaus

…Mystérieuses, diaboliques et toutes glaçantes, les nouvelles présentées dans ce recueil déclinent un univers autant morbide qu’effrayant.
Le monstre dans les récits est essentiellement humain. Avide de sang, de carnage ou de pouvoir, avec des crocs terrifiants ou, au contraire, une apparence séduisante, il revêt une allure tentaculaire et vampirisante.
À la lecture de la nouvelle « le chemin du jugement, » le lecteur respire et il ne peut douter que l’auteur punisse enfin « le méchant » et répare les injustices qu’il a commises, mais… cette histoire façon « Faust revisité « rebondit encore…
Les pensées des victimes écrites en italique apportent un éclairage sur leur personnalité, sur leurs petits travers, leurs mesquineries et plus encore. On se laisse facilement happer par ces nouvelles pleines de rebondissements qui traitent de sujets très modernes et dont l’intrigue n’est dévoilée qu’à la fin du récit.
Un livre pour frissonner mais dans un endroit éclairé, accompagné de préférence par un proche (de confiance) ou seul… près du téléphone…

Je remercie Simplement Pro et Arnaud Niklaus pour la lecture de ce recueil de nouvelles.


J’ai lu « Dino Hunter « – Olivier Saraja

… Buck est un baroudeur solitaire à la recherche d’une « créature préhistorique peut-être ressuscitée par des extraterrestres » avec laquelle il a un contentieux de longue date. Amanda Summers, une chercheuse brillante, va louer ses services pour organiser une expédition scientifique sur les rives du Rio Grande…
La rencontre entre ces deux personnages, l’homme rustre peu loquace et la jeune femme passionnée, paraît improbable. Et pourtant, les deux protagonistes vont nouer une amitié qui se renforcera avec les épreuves.
Dans ce roman dystopique, la préhistoire se mélange avec la fiction et dinosaures et extraterrestres se côtoient. Le rythme ne faiblit pas et le récit est un enchaînement d’actions entrecoupées de séquences narratives mettant en scène le passé des personnages. Une histoire captivante et originale par son sujet.

Je remercie Simplement Pro et Olivier Saraja pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « Trévor Payre, une vie de rêve » – Anthony G.R. Caillet

… Pour Trévor Payre, riche héritier à la tête de plusieurs entreprises, la vie n’est qu’opulence et plaisirs. Tout paraît simple à ce beau célibataire qui évolue dans un univers de facilités avec personnel de maison, chauffeur et secrétaire affriolante.
Et pourtant ! une succession d’évènements et de choix va chambouler le destin de ce « pauvre » jeune homme riche. Tout commence lorsqu’il se rapproche de sa séduisante secrétaire… Sandrine.
Après quelque temps et malgré l’attachement qu’il lui porte, Trévor ressent les signes d’un mal-être qui le décide à prendre du recul. Il aspire alors à connaître d’autres émotions en faisant un long périple en bateau.
Les choix de vie, les rencontres et les aléas de l’existence peuvent-ils bouleverser l’itinéraire de cet enfant gâté et peut-être révéler sa véritable personnalité ?
Un personnage attachant, des péripéties cocasses, de l’amour et un peu d’érotisme constituent les ingrédients de ce roman.
On se laisse facilement happer par la fantaisie imaginative de l’auteur qui laisse un petit mot à ses futurs lecteurs en dernières pages…

Je remercie Simplement Pro et Anthony G.R. Caillet pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « La destinée des désolations » – tome 1 – Arnaud Niklaus

…Casey Alexander est un survivant. Chaque jour, il essaie de sauver sa peau dans un monde post-apocalyptique dans lequel le simple fait de traverser une région devient une épreuve à hauts risques. Il s’efforce de rester un homme, mais il est prêt à agir comme un animal si la situation l’exige. Dans cet environnement hostile, chacun de ses pas est source d’angoisses, mais Casey tient bon. Il n’aspire qu’à une seule chose : trouver un endroit sécurisé pour pouvoir y vivre.
Dans ce chaos à odeur de fin du monde et de nouveau départ, il va rencontrer Isabella Brant, une femme puissante qui règne sur Topeko rebaptisée la Grande Cité…
L’auteur nous plonge dans un univers sombre et angoissant dans lequel est développé le thème de la survie. L’écriture de ce tome 1 bourré d’actions et de rebondissements est fluide et haletante. La particularité et l’intérêt de ce livre résident dans le fait que pour connaître le passé des personnages et l’origine des cataclysmes qui ont bouleversé la planète, il faudra lire le deuxième tome. À suivre…

Je remercie Simplement Pro et Arnaud Niklaus pour la lecture de ce roman.


J’ai lu « L’Essentiel » de Frédéric Marcou.

… L’Essentiel est un livre mosaïque composé de proses poétiques, de sonnets, de « pantoum » aux rimes croisées, de textes délirants et de fictions présentées sous forme de nouvelles. L’auteur a choisi de regrouper dans cette anthologie des poèmes et des récits représentant dix ans d’écriture.

Certaines de ses poésies décrivent les étapes de la vie (la sienne peut-être) avec beaucoup de sensibilité comme une peinture. Les textes sont d’ailleurs illustrés par les dessins originaux de Vincent Demongodin.

L’humour y est largement présent grâce aux géniales inventions du Professeur Fred, un mélange moderne de Tryphon Tournesol et Géo Trouvetou.

Quant aux nouvelles tirées du livre « Voyage au pays de l’envie », ce sont des fictions très bien écrites dans un univers de background travaillé qui nous transportent dans un monde mystérieux.

Ce dernier genre littéraire est si bien maîtrisé que l’on peut se demander si Frédéric Marcou nous le proposera dans son prochain livre ?

Je remercie Simplement Pro et Frédéric Marcou pour la lecture de ce recueil.


J’ai lu « Pour un selfie avec lui » de Sam Riversag.

… Mary ressemble à Bridget Jones, cette héroïne à laquelle nous nous sommes toutes identifiées. Elle est drôle, attachante, passionnée. Elle nous ressemble. Tout paraît lui réussir et pourtant, elle souhaiterait une peu plus de piment dans sa vie. Il lui manque quelque chose…
Le ton du livre est donné et les évènements vont s’enchaîner très vite.
… Ce jour-là, Mary qui a oublié son ordinateur revient dans son appartement pour le récupérer et surprend son petit ami en pleins ébats avec une autre femme, dans son propre lit. Il s’ensuit une rupture qui rend la jeune femme inconsolable. Lola, sa grande amie, lui vient en aide et Mary essaie de se reconstruire…
L’auteure s’adresse directement au lecteur et au fil du récit qui foisonne de péripéties et d’humour, elle le prend à témoin créant ainsi une agréable complicité avec lui. On ne s’ennuie pas avec ce personnage cocasse. Des anecdotes amusantes ponctuent l’histoire et de nombreux rebondissements et renversements de situation abondent dans ce livre.

Je remercie Simplement Pro et Sam Riversag pour la lecture de ce roman.


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